Cousine nord américaine de l’airelle et de la myrtille, cette petite baie rouge au goût acidulé, est plus connue sous la dénomination anglo-saxonne de « cranberry ».
On l’utilise dans des recettes salées ou sucrées, dans des plats, en accompagnement de viande, dans des préparations charcutières – pâtés et tourtes – dans des desserts; des jus de fruits, de la confiture, des tartes ou des inserts fruits dans toute sortes de préparation
( mélanges céréales, pâtisseries, viennoiseries etc. ).
La production mondiale est d’environ 250 000 tonnes.
Les Etats - Unis produisent 85% du volume mondial, le Canada le solde.
Seul le Québec produit de la canneberge Bio à hauteur de 2 000 tonnes.
La canneberge est cultivée sur la rive droite du Saint Laurent, dans la région des Bois Francs, dans une zone déforestée à cet effet, et sur des terrains acides – PH 4,5- que requiert la bonne croissance des plants.
Cette région se situe au nord est de Trois Rivières, capitale de la Mauricie (voir carte du Québec ci contre).
Cette culture occupe +/- 1500 hectares, assurée par 3 leaders : Atoka, Bieler et Fruit d’Or, leader de la canneberge Bio, fournisseur de Couleurs Québec.
Les champs (appelés "cannebergières") sont creusés pour faciliter la récolte par inondation et pour protéger les plants du gel durant l’hiver.
L’eau est stockée entre printemps et récolte en octobre – novembre, dans de grands réservoirs, creusés eux aussi à proximité des champs.
C'est donc le même volume d'eau qui est utilisé tant pour la récolte que le protection des plants en hiver, sans recours à la nappe phréatique.
Durant toute leur croissance, les plants sont entretenus soit mécaniquement (taille à partir des berges à l'aide de bras fixés sur des tracteurs), soit à la main dans le cas de la canneberge bio (arrachage des mauvaises herbes à la main).
L.a récolte est possible après trois années de pousse. Au moment de la récolte (qui se déroule de septembre à novembre), les champs sont inondés.
La canneberge étant un fruit creux (alvéoles pleines d'air), elle se détache de l’arbuste sous la poussée de l'eau, lorsqu'elle est mûre et flotte à la surface des champs.
La batteuse accélére le process sans abimer le fruit, en frappant la surface de l'eau, sans toucher les pieds de canneberge. Le fruit est alors aspiré pour être transporté vers les usines de transformation.
Les fruits sont alors pressés, séchés dans un four à air pulsé, sucrés au sucre de canne puis légèrement enrobés d'huile de tournesol non OGM ( provenance France) avant d'être conditionnés.
Il faut environ 3kg de canneberges fraîches pour produire 1kg de canneberges séchées.
Au terme de plusieurs saisines (Afssa – Saisine n° 2003-SA-0352? Saisine liée n°2003-SA-0056. Afssa- Saisine n°2006-SA-0256) faisant elles mêmes suite à des études cliniques, l'Afssa a établi que l'on pouvait se prévaloir des qualités de la canneberge dans la prévention des infections urinaires et autres cystites, en ce qu'elle contribue à diminuer la fixation de certaines bactéries Escherichia Coli, sur les parois des voies urinaires".
A quoi tient cette capacité à prévenir ces infections ? A la présence de proanthocyanidines (PAC) en très forte concentration.
Ainsi, l'absorption quotidienne de 36mg de PAC contribue t elle à cette prévention. Il est établi que la consommation quotidienne de 6cl de pur jus apporte la dose de 36mg.
Il semblerait que la consommation quotidienne de 27g de canneberges séchées apportent la même quantité de PAC, mais il n'existe à ce jour qu'une seule étude portant sur le sujet (Greenberg et al.,2005), représentant un panel de malades limité.
L'ensemble de ces informations est accessible sur le site de l'Afssa : http://www.afssa.fr/Documents/NUT2006sa0256.pdf